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ESPACE  POÉSIE

Autre univers de divertissement que les couleurs et les formes...Les mots, les formules...

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Prix gourmandise poétique 2025 - Mention poème remarquable pour "Chez Darraïdou" par Les Trois frères de l'Astrée à Fleurs (42)

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Titre 2

PETRICHOEUR

Extraits...

Parapluie en main, mimant le saule pleureur,

L’humeur enracinée dans un doux bruit rose,

Mon esprit ruisselle, ivre, conquit par ce chœur

D’octobre chantant : Ostinato¹ d’une osmose.

Les cordes de cristal vibrent ; scintillent de perles

La Nature à quai devant l’humide voilier.

Séduite, placide, elle se laisse courtiser.

Je pars. La sérénade du Ciel à la Terre,

Tarit, s’atténue en une source inaudible.

L’aqua cogito clamant : « Tu es donc je suis »

Me saisit l’âme qu’il dépose sur la cime

Des cerisiers, rose éternel, du mont Fuji.

Là-haut, la glace écoute Farinelli :

« Lascia ch’io pianga » ² de l’illustre castrat.

Je m’assieds sur les gradins, entre Erik Satie ³

Et Bach, de ce colisée fait d’eau de là.

Pindare ⁴ se lève et pointe son index vers

La mer, l’embarquement est imminent ; j’obéis.

Devant la frégate nommée Jupiter,

Mon ami l’albatros me présente l’Océan :

« Voici le chemin de tout ; embrasse le temps ! »

L’horizon s’impatiente, une goutte tombe,

Une lumière suit et le tonnerre gronde.

Son parfum me ramène rue Jules Verne,

Alors, je salue et baisse mon parapluie,

M’inclinant devant la Diva d’un ciel couvert,

Admirateur de cet élément infini.

 

A Maldone, feu ma fidèle et éternelle amie

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Le 22 octobre 2025

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¹ Ostinato : Motif mélodique ou rythmique répété obstinément

² « Lascia ch’io pianga », « Laisse-moi pleurer » de Georg Friedrich Haendel (1685-1759)

³ Erik Satie, compositeur Français (1866-1925)

⁴ Pindare, poète grec (518-438) av J-C

LE JARDINIER DES RÊVES

Je déracine, j’arrache...Pour nettoyer,

Pour me vider la tête en friche, à l’abandon.

Dans la cour, à genou, les yeux face au gravier

La terre me tient, pourtant je pars : un pinson

Chante et avec lui je décolle. Je sens mon

Esprit se gonfler en migraine Montgolfière.

Les allumeurs détonnent, rugissent ce non,

Ce non d’épines aux libertés flibustières.

Déjà mon jardin se réduit, loin disparait

Dans ma bulle ailée, sur sensibilité

Infernale, incontrôlable, je suis son jouet.

Elle m’entraine vers les nuages si vite,

Sans même le temps du vertige, tout de suite,

Je me retrouve devant lui, si beau, si blanc.

C’est toi que je suis venu trouver Roi des vœux :

Ma lumière, mon astre céleste heureux.

Je t’offre ce bouquet de liseron des champs

Et d’autres mauvaises herbes si prolifères

Cueillies dans la misère de mon jardin.

Une moto passe et l’équilibre je perds.

Je chute dans le vide et le temps d’une pause,

D’un battement de cil...Devant moi le velours

D’un parfum soudain conscience : « Tiens, une rose ! »

 

A mes Roses,

 

 

Le 26 juin 2023

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A MON TOUR DE TE CACHER CES MOTS …

Dans le tiroir de mon bureau,

 Je découvre, caché, des mots

Commençant par « coucou papa… »

Petite gifle au cœur, émoi…

J’accueille tes précautionneuses

Prières en cette période

Conflictuelle, contagieuse.

Je te réponds sans bruit, mon Ange,

Mon Amour, ma Raison, mon Sang.

Ton père est un vieux soldat

Très endurci rassures toi.

Mamie a bien éduqué l’Homme ;

Grand-Père, la bête de somme,

Et Maman cette harmonie.

Résonne en moi ton premier cri.

C’est depuis, le sens de ma vie :

Prendre soin de toi, te guider

Vers cette Femme… Que tu es.

 

Je t’aime éternellement.

Papa

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D’après un petit mot caché par mon espiègle Inés.

Compiègne, le 9 décembre 2021

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